Respiration complète et spontanée

Pourquoi est-il intéressant de retrouver une respiration libre, complète et spontanée ? Quels sont les liens avec l’énergie, notre présence ? Cet article va vous révéler certains aspects méconnus de la respiration.

Respiration consciente et spontanée

Laisser les échanges énergétiques se faire librement

Se laisser respirer, c’est laisser la vie circuler à travers soi.

La respiration est l’illustration la plus tangible d’un mouvement yin – yang. Pour rappel : yin = je rassemble vers moi, yang = j’exprime vers ce qui m’entoure. Inspirer est un mouvement yin. Expirer est un mouvement yang.

Des mouvements yin – yang, il s’en produit tout le temps en nous, partout, et sur tous les plans (corps, psychisme et âme). Chacune de nos cellules absorbe et libère des substances, nos chakras prennent des énergies pour en fabriquer d’autres etc.

Ce qui veut dire que quand vous vous laissez respirer, vous laissez en même temps tous les autres échanges énergétiques se faire.

Plus précisément, en vous laissant inspirer, vous vous connectez aux sources d’énergies qui vous sont utiles, et vous les laissez vous nourrir.

En vous laissant expirer, vous fournissez à votre tour quelque chose à ce à quoi vous êtes connecté, et qui fait partie de votre harmonie.

Développer la présence à soi

Dans tout technique d’entraînement à la présence à soi, comme le yoga et la méditation, la respiration est utilisée comme outil pédagogique pour développer notre attention et notre conscience.

Ce que l’on cherche, c’est à être présent à tout ce que nous sommes. Et y’a du boulot vu que notre tendance est de vivre dans une seule pièce de notre maison : notre tête. Et encore, pas tout, juste la partie derrière le front : le mental.

Pour aller explorer toute notre maison, on va avoir besoin de ces outils spécifiques que sont l’attention et la conscience. Et c’est là qu’intervient la respiration. En cherchant à « respirer » dans nos jambes, on fait appel à un acte symbolique qui a le pouvoir de nous faire prendre « le manche » de notre attention, « la poignée » de notre conscience. Et on se retrouve à avoir notre attention dans nos jambes, notre conscience dans nos jambes. Pendant un court instant, on devient présent depuis nos jambes. Comme on débute, la présence ne dure pas longtemps. Mais en répétant l’exercice, la durée s’accroît.

Et comme « soi » n’est pas qu’un corps physique mais aussi un psychisme et une âme, la respiration peut aussi vous servir de support pour amener votre présence dans votre espace psychique et dans l’espace de votre âme.

Mieux profiter de votre massage

La prochaine fois que vous allez vous faire masser, pensez à votre respiration. En vous laissant respirer, vous allez décupler les effets du massage :

  • Le stress se dissoudra plus facilement.
  • Ce qui vous pèse se déposera plus aisément.
  • Votre psychisme se calmera plus rapidement.
  • Vous serez plus réceptif à vos sensations.
  • Vous allez développer plus rapidement votre conscience corporelle.
  • Vous vous laisserez plus facilement traversé par vos courants énergétiques.
  • Vous serez plus présent à vous même.
  • Vous serez mieux connecté à vos besoins et les laisserez s’exprimer librement.
  • Votre qualité de présence sera une source d’inspiration pour le masseur.
  • Vous recevrez un massage plus personnalisé.

Comment le stress restreint-il notre respiration ?

En état de stress, les muscles situés en haut de la cage thoracique prennent le contrôle de la respiration pour l’accélérer. Ce réflexe instinctif nous permet de réagir rapidement face à un danger. En principe, on a guère envie de s’éterniser face à une menace et la situation d’urgence s’arrête. Ce qui arrange ces muscles qui ne sont de toute façon pas faits pour maintenir la respiration sur du long terme.

Le hic, c’est que notre mode de vie sous pression nous met en permanence en état de stress. Et comme pour notre système de défense un danger est un danger, point barre, nos pauvres muscles claviculo-respiratoires finissent par tirer la langue. Vous savez, ces contractures qui ne vous quittent plus entre la nuque et les épaules.

La respiration complète, elle, est triple : claviculaire + thoracique + diaphragmatique (ou abdominale). Pour retrouver ce type de respiration idéale, il peut être utile déjà de revoir comment l’air rentre dans nos poumons.

Reprendre conscience du processus d’inspiration

Inspiration n’est pas aspiration…

On pense tous que l’air rentre parce qu’on l’aspire. Euh… en fait, non. L’air est difficilement palpable. Essayez de l’attraper avec votre main pour voir ? Et bien votre nez n’est pas plus capable que votre main de le saisir pour le faire entrer. Cette illusion contribue justement à nous maintenir dans un contrôle de la respiration.

C’est une action mécanique, musculaire, qui est à l’origine de nos déplacements d’air. Des muscles font s’agrandir la cage thoracique pour que le volume des poumons s’accroît lui aussi et qu’une dépression d’air s’y produise. L’air extérieur va alors s’engouffrer dans nos poumons, pour recréer un équilibre de pression.

Les muscles de la respiration claviculaire font grandir la cage thoracique vers le haut, ceux de la respiration thoracique l’écartent sur les cotés, et ceux de la respiration diaphragmatique l’étirent vers le bas.

=> Exercices (inhabituels) de musculation : tranquillement assis, essayez d’accentuer un type de respiration puis l’autre. Petit à petit, votre conscience se connecte à ces différents muscles et l’exercice devient plus facile.

Bénéficier de la respiration diaphragmatique

Le diaphragme thoracique se situe au milieu du tronc, séparant le thorax de l’abdomen. Ses attaches basses se trouvent sur la dernière vertèbre dorsale et les premières lombaires. Ses attaches haute embrassent toute la coupole basse de la cage thoracique.

En se contractant, il déporte sa masse vers l’abdomen, qui n’a pas du tout envie de se faire écraser et qui va profiter de son élasticité pour se déporter vers la bas et vers l’avant. D’où cette impression de léger « gonflement ».

Comme la nature est bien faite, voici quelques bienfaits de cette respiration sur le ventre et son contenu :

  1. Les viscères sont brassées à un rythme régulier, stimulant le transit en douceur et nous épargnant les joies de la constipation.
  2. Les tensions nerveuses n’ont pas le temps de s’agripper aux parois des intestins et de provoquer ces douleurs fort peu sympathiques.
  3. Les émotions – qui naissent dans le ventre vu que c’est là que le chakra Manipura se trouve (cf mon post sur les émotions) – sont libérées au fur à mesure, au lieu de s’accumuler et de nous transformer en cocotte minute.
  4. Les muscles qui englobent l’abdomen (devant, derrière, en dessous) sont mis à contribution par cette respiration et font leurs exercices quotidiens.

Apprenez à mieux connaître votre respiration

Tournez votre attention vers les sensations que vous procure votre respiration et observez :

  • Est ce que l’air rentre facilement ou est ce que vous avez l’impression de forcer pour le faire entrer ?
  • Est ce que l’air sort librement ou est ce que vous l’empêchez de sortir ?
  • Est ce qu’il y a un temps de pause avant la prochaine inspiration ?
  • Est ce que l’expiration est plus longue que l’inspiration ?
  • Qu’est-ce qui bouge le plus : votre ventre ou vos épaules ?
  • Quelle est la part de la respiration claviculaire, thoracique, diaphragmatique ?

Techniques pour retrouver une respiration complète

  1. Sortez prendre l’air, idéalement un air frais, cherchez un endroit calme pour marcher, une vue dégagée, ressentez le vent.
  2. Respirez la bouche ouverte, soufflez fort et bruyamment.
  3. Videz les poumons lentement et complètement, jusqu’à ce que le réflexe d’inspirer soit trop fort.
  4. Faites bouger la mâchoire dans tous les sens et faites des grimaces.
  5. Bouche ouverte, en tirant la langue pointe vers le bas, faites le son ‘A’  la gorge bien ouverte, avec beaucoup d’air qui passe à travers.
  6. Secouez les mains, les bras, les épaules et la tête dans tous les sens, en vous laissant aller, comme une marionnette.
  7. Passez en position assise le dos droit, et frottez vivement vos basses côtes avec les bouts des doigts.
  8. « Essayez » de toucher votre colonne vertébrale avec votre nombril en expirant.
  9. Placez vos mains de part et d’autre de la pointe du sternum, et recroquevillez délicatement les bouts des doigts pour les passer sous les côtes, pour vous masser. Relâchez et déplacez vos mains vers vos côtes flottantes pour reproduire le même geste.